Découvrir, pratiquer, vivre la danse et les arts du mouvement à Saint-Étienne et dans la Loire.
Spectacles, stages, ateliers, écoles de danse, événements, rencontres entre publics et artistes.

Écrire à Info Danse Loire

SELECT m.id_motcle, m.libelle FROM motcle m, type_motcle t, asso_motcle_type_motcle s WHERE t.libelle='Menu-haut' AND t.id_type_motcle = s.type_motcle_id AND s.motcle_id = m.id_motcle AND m.etat='1' ORDER BY couleur;
< Retour

Manon Contrino


À Saint-Étienne, Manon Contrino sème la danse par tous les temps. Son itinéraire professionnel démontre que certains chemins, pas toujours académiques, mènent à la danse, avec une volonté chevillée au corps.


La danseuse aux bottes de sept lieues


 

Demander à Manon Contrino de se poser sur une chaise pour répondre à une interview, c’est lui demander la lune… Quelques minutes après le début de l’entretien, l’artiste choisit de répondre aux questions debout, tant les fourmis lui montent aux jambes. C’est ainsi qu’Info Danse Loire recueille la parole d’une danseuse : mots et mouvements se font écho.

 

 

Photographie : Nico Moulin....
La bougeotte de Manon Contrino débute dès sa petite enfance, lorsqu’elle improvise à quatre ans des numéros de danse avec des foulards et des tabourets. Parents, tantes, cousines et cousins assistent aux représentations dans une chambre transformée en salle de spectacles.

 

 

Devant tant d’énergie, ses parents l’inscrivent à l’école municipale de Montbrison où elle s’initie au modern-jazz. Coup de chance : la structure organise aussi des stages avec des chorégraphes. Manon Contrino élargit peu à peu sa palette : danse africaine, danse rock.

 

 

Mais la révélation survient à l’âge de 14 ans quand elle découvre le hip-hop avec Melting Force à Saint-Étienne. Dès lors, elle s’entraîne à la MJC des Tilleuls. Rare fille au milieu de 40 garçons, elle trouve sa place avec d’autant plus de facilité que dans le monde du hip-hop, toute personne est la bienvenue dès lors que l’envie de s’affirmer est là.

 

 

Danser sur un bureau.

 

 

Après le bac, Manon Contrino choisit la prudence pour ses études supérieures. D'origine sociale modeste, sa famille ne peut lui offrir une formation dans une école de danse prestigieuse. Voilà Manon Contrino étudiante à l’université de Clermont-Ferrand en administration économique et sociale. Le soir, elle se rend à des cours de hip-hop et de contemporain. La réalité s’impose : Manon Contrino n’est pas faite pour la vie de bureau.

 

 

Alors elle jongle entre ses idéaux et l'impératif d'avoir un métier. Elle devient auxiliaire de puériculture. Elle apprend le développement moteur de l’enfant. Elle se forme à la danse à la Manufacture d’Aurillac (Vendetta Mathea), à l'Epse danse (Anne-Marie Porras, Rudy Bryans) et  l’Agora de Montpellier (Mathilde Monnier). Elle va à des workshops en Hongrie et en Angleterre. Elle passe son diplôme d’État de professeure de danse.

 

 

 

 

Pédagogue, interprète, médiatrice.

 

Les Coloriés est la deuxième création de Ballet 21, compagnie de Manon Contrino et Toufik Maadi....
Manon Contrino assume son parcours sinueux qui la distingue d’un cursus académique en ligne droite, du conservatoire à la vie d'artiste : « J’ai acquis la technique sur le tard : dégagé, appuis, colonne, regard. Les obstacles placés sur ma route m’ont donné faim d’apprendre. »

 

 

 

De retour à Saint-Étienne, elle rejoint la compagnie de danse hip-hop Dyptik pour deux saisons au cours desquelles elle crée une pièce et mène des ateliers d’éducation artistique. Elle se confronte à une compagnie stéphanoise qui se développe à grande vitesse. Elle devient professeure de danse contemporaine à l’école Évelyne Guichard. Elle s’extrait du microcosme stéphanois : elle travaille avec la compagnie lyonnaise Artefix.

 

 

 

 

 

Danser la ville.

 

Toufik Maadi et Manon Contrino....
À trente ans, elle se sent prête à voler de ses propres ailes : en 2017, elle fonde l’École de danse Manon Contrino (EDMC) et la compagnie Ballet 21 avec Toufik Maadi. Ensemble, ils achètent un atelier en friche dans le quartier de la Chaléassière. Nom du lieu : La Limonaderie. Le duo jette les bases d’un projet de développement dont la colonne vertébrale est un lien quasi permanent entre les amateurs et les artistes professionnels.

 

 

 

Chorégraphe, interprète, pédagogue, mais aussi coordinatrice d’un projet de développement artistique, Manon Contrino forme avec Toufik Maadi un tandem résolu à utiliser tous les leviers de l’action culturelle pour semer la danse dans la cité. Manon Contrino en est convaincue : dans un seul et même projet, on peut enseigner, créer, croiser les genres, s’associer avec des vidéastes, monter un projet avec une association d’éducation populaire, réaliser un workshop dans une institution classique telle qu’un opéra municipal.

 

 

Et pour que le cocktail fonctionne, il faut beaucoup, beaucoup d’énergie : ce dont Manon Contrino semble avoir à profusion. À la fin de l’interview, l’artiste sautille à la porte d’entrée, comme impatiente de revenir à l’essentiel : danser.

 

 

 

 

∿ ∿ ∿ ∿ ∿ ∿ ∿

 

Faire un pas de danse avec les artistes :

 

 

 

 

 

Info Danse Loire donne la parole aux artistes à Saint-Étienne & dans la Loire.